Valentin Neukelmance

Des racines et des ailes.

* Tournaisien – voyageur
* Un sac à dos sur la planète
* Expo permanente à l’Epicerie et chez Green Terrae

Il ne vient pas d’une famille de grands voyageurs, il est même attaché au tournaisis et à ce que la région fait de mieux. L’envie de voyager lui a pris comme on ressent le besoin d’inspirer une bouffée d’air. Si ces photos n’échappent ni aux réseaux sociaux, ni à ses followers, le parcours de Valentin Neukelmance et du créateur de la page Un sac à dos sur la planète gagne à être connu, histoire de mettre des mots sur un paysage.

Valentin devant un cratère de gaz au Turkménistan ©valentinneukelmance

« Mon premier voyage, en 2007, c’était pour rejoindre un ami en Australie. J’avais besoin d’air, de voir quelque chose de nouveau. Il fallait que je bouge et j’ai saisi cette opportunité, sans vraiment préparer quoi que ce soit. J’avais envie de me retrouver. C’est un peu ce qui lie les personnes qui voyagent : la recherche de soi » confie-t-il. La suite est une déferlante d’événements qui échappent à tout contrôle, mais qui sonne comme une évidence pour le tournaisien de 35 ans. « Le volcan islandais Eyjafjallajökull a fait éruption et je suis resté bloqué sur le continent australien pendant deux semaines. J’en ai profité pour visiter davantage. Cette mésaventure a finalement été l’élément déclencheur ». Par la suite, les billets d’avion se succèdent, de même que les clichés (photo). Quant au goût de la découverte, il ne cesse de s’amplifier. « Mon voyage en Inde a été un véritable choc, ça m’a mis une claque ! Avant mon départ, j’étais assez matérialiste, et sur place, j’ai pris conscience de tellement de choses essentielles… mon mode de consommation, mes centres d’intérêts, l’ouverture d’esprit. J’en suis revenu changé, je pense ».

Vis tes rêves, ne rêve pas de ta vie.

C’est par cette devise que pourrait s’illustrer la mentalité de Valentin. Instituteur primaire, il est subjugué par le naturel des enfants. À ses retours, les questions fusent, l’intérêt est brut et véritable, sans faux semblants. C’est avec eux que le globe-trotteur partage ses impressions et ses clichés : « Au départ, la page Un sac à dos pour la planète a été conçue pour que je puisse partager mes découvertes avec mes élèves. Mais très vite, ça a pris de l’ampleur. Aujourd’hui, des gens m’écrivent d’un peu partout pour avoir des conseils sur telle ou telle destination. Mais je ne veux pas devenir une référence touristique pour autant ! Un voyage, ça reste personnel, ce qui me plaît ne sera pas forcément au goût de quelqu’un d’autre ». Et ça, même si ça page compte près de 23k abonnés.

Hors cliché

Là encore, en deux mots, on pourrait le définir. « On m’a souvent catalogué. Beaucoup pensaient que je voulais juste me la raconter avec mes voyages, en mettre plein la vue. Mais c’est tout sauf ça. On m’a demandé si je ne voulais pas avancer dans la vie… mais chacun crée son propre mode de vie, non ? En ce qui me concerne, avancer, c’est aller vers ce qui me rend heureux, c’est suivre mon instinct, mes envies. Ma famille est très réceptive à mon mode de fonctionnement, ils sont très compréhensifs » explique Valentin qui, depuis l’octroi de son passeport pour l’Australie, en 2007, a foulé le sol de plus de 123 pays. Par la suite, l’image du chanceux l’a collé, mais là encore, il rectifie « Ce n’est pas de la chance, je crée ma chance ! Je travaille énormément pour atteindre mes objectifs, et voyager en fait partie. J’aime aller vers l’inconnu, vers les pays qui ne sont pas encore trop développés au niveau touristique. Je ne choisis pas sciemment mes destinations, j’y vais à l’instinct même si je dois avouer qu’avec le temps, je prépare mes voyages plus qu’avant. J’aime être secoué par un lieu, rencontrer des gens, prendre des portraits. Je discute généralement beaucoup avant de les prendre en photo et j’adore ça ».

Et quand on lui demande si, avec toutes ces nouveautés, il apprécie encore sa ville, sa réponse ne tarde pas : « J’apprécie d’être chez moi aussi ! J’en profite pour voir ma famille, je me rends compte que je passe à côté de certains moments importants alors j’essaie d’optimiser ma présence auprès de mes proches. Je me pose doucement, même si je pense que le virus du voyage sera toujours en moi…Par exemple, ça peut paraître bête, mais un truc que j’adore faire ici, c’est aller chercher mon pain ! Mes grands-parents étaient boulangers, j’aime le bon pain. Tartines- soupe, à l’ancienne » explique-t-il, sourire au coin des lèvres.

Au fond, ce professeur passionné ne serait-il pas un reflet de l’expression « Avoir des racines et des ailes » ? On est tenté de penser que oui. Et lui aussi d’ailleurs. « J’aime bouger, c’est un fait. Mais j’aime aussi aller chez les commerçants au coin de ma rue,… Il y a des gens qui mettent des initiatives en place pour faire bouger cette ville, et je trouve ça terrible ! » conclut-il.

Le lac Braies dans les Dolomites en Italie ©ValentinNeukelmance

Pour ceux qui veulent voir le monde à travers son objectif : rendez-vous à l’Epicerie où se tient une expo permanente. Ainsi que chez Green Terrae, si vous voulez vous approprier une de ses photos.

Vous pouvez suivre Valentin sur sa page Facebook et son Instagram !

Icebergs au Groenland ©ValentinNeukelmance

Les coups de cœur tournaisiens de Valentin :

La boulangerie Gallas pour le pain.
Et Green Terrae pour la boutique-concept et ses terrariums.

Tournai en 3 mots :

Renouveau, car la ville évolue et c’est très bien.
Bourgeoisie, particulièrement au niveau architectural.
Progression, parce qu’il faut continuer d’avancer et que Tournai le fait.